Chocolat et nuage brioché : ces cookioches tout dorés vont rendre le goûter ultra gourmand et moelleux

Chocolat et nuage brioché : ces cookioches tout dorés vont rendre le goûter ultra gourmand et moelleux

Oubliez tout ce que vous pensiez savoir sur le goûter. Aujourd’hui, nous n’allons préparer ni un cookie, ni une brioche, mais les deux à la fois. Né de l’union improbable entre la star des cours de récréation américaines et le fleuron de la boulangerie française, le cookioche s’impose comme la nouvelle coqueluche des pauses gourmandes. Imaginez : une mie extraordinairement filante et moelleuse, typique d’une brioche pétrie avec amour, parsemée de généreuses pépites de chocolat fondant. Sa croûte, dorée et légèrement croustillante, rappelle la texture réconfortante d’un cookie tout juste sorti du four.

Cette recette est une invitation à la douceur, un véritable antidote à la morosité. Plus qu’une simple pâtisserie, c’est une expérience sensorielle que nous vous proposons de créer de vos propres mains. N’ayez crainte, même si le terme « brioche » peut intimider, nous vous guiderons pas à pas, avec des astuces de chef pour vous assurer un succès éclatant. Alors, retroussez vos manches, laissez la magie opérer et préparez-vous à voir les yeux de vos convives s’illuminer de gourmandise. Le goûter ne sera plus jamais le même.

30 minutes

15 minutes

moyen

Ingrédients

personnes +

Ustensiles

Préparation

1. La confection de la pâte

Commençons par réveiller notre levure. Faites tiédir le lait, attention il ne doit pas être chaud mais juste à température du corps, soit environ 37°C. Un lait trop chaud tuerait la levure et votre pâte ne lèverait jamais. Dans un petit bol, délayez la levure de boulanger dans ce lait tiède avec une cuillère à café de sucre prélevée sur la quantité totale. Laissez reposer une dizaine de minutes, le temps qu’une légère mousse se forme à la surface, signe que votre levure est bien active. Pendant ce temps, dans la cuve de votre robot pâtissier, versez la farine, le reste du sucre et le sel. Veillez à ne pas mettre le sel en contact direct avec la levure, car il inhibe son action. Mélangez brièvement ces poudres avec une cuillère. Formez un puits au centre et ajoutez les deux oeufs entiers légèrement battus ainsi que le mélange lait-levure. C’est le début de la magie.

2. Le pétrissage, secret d’une mie aérienne

Installez le crochet pétrisseur sur votre robot et lancez le pétrissage à vitesse lente pendant environ 5 minutes. Le but est d’abord de bien amalgamer tous les ingrédients. La pâte sera assez collante, c’est tout à fait normal. Ensuite, augmentez légèrement la vitesse et poursuivez le pétrissage pendant 10 minutes supplémentaires. C’est une étape cruciale : le pétrissage développe le réseau de gluten, cette structure élastique qui emprisonnera les bulles de gaz et donnera à votre brioche son incroyable légèreté. La pâte doit se décoller des parois de la cuve et devenir lisse et élastique. Vient alors le moment d’intégrer le beurre, qui doit être bien mou, dit ‘pommade’. Incorporez-le en petits morceaux, petit à petit, en attendant que chaque morceau soit bien absorbé avant d’ajouter le suivant. Continuez de pétrir jusqu’à ce que la pâte soit parfaitement homogène, brillante et souple. Elle doit passer le *test de la membrane* : en étirant un morceau de pâte entre vos doigts, vous devez pouvoir obtenir une fine membrane translucide sans qu’elle ne se déchire.

3. Le temps du repos, la première pousse

Une fois votre pâte parfaitement pétrie, formez une belle boule en la ramenant sur elle-même. Déposez-la dans un grand saladier légèrement huilé pour éviter qu’elle ne croûte. Couvrez le saladier d’un torchon propre ou d’un film alimentaire. Laissez maintenant la pâte pousser dans un endroit tiède et à l’abri des courants d’air pendant environ 1h30 à 2h. Une astuce consiste à la placer dans votre four éteint avec la lumière allumée. La pâte doit doubler de volume. Cette première fermentation, appelée le *pointage*, est essentielle pour développer les arômes complexes de la brioche. Soyez patient, la pâtisserie est une école de la patience et le résultat n’en sera que meilleur. Vous verrez la pâte gonfler à vue d’œil, c’est un spectacle fascinant.

4. Le dégazage et l’incorporation de la gourmandise

Lorsque la pâte a bien doublé de volume, déposez-la sur votre plan de travail légèrement fariné. Appuyez doucement dessus avec la paume de votre main pour la *dégazer* : cette action consiste à chasser le gaz carbonique accumulé lors de la première pousse pour permettre une fermentation plus homogène par la suite. Ne la travaillez pas trop agressivement. Étalez-la délicatement en un rectangle puis répartissez les pépites de chocolat sur toute la surface. Repliez la pâte sur elle-même plusieurs fois pour bien répartir les pépites de manière homogène. L’objectif est d’avoir du chocolat dans chaque bouchée, sans pour autant déchirer la structure de la pâte. Vous pouvez aussi former un boudin et le replier plusieurs fois sur lui-même.

5. Le façonnage des cookioches

Divisez maintenant votre pâton en 8 à 10 portions égales. Pour un résultat impeccable, je vous conseille d’utiliser une balance de cuisine. Chaque cookioche devrait peser environ 70 à 80 grammes. Prenez chaque pâton et effectuez l’opération de *boulage* : faites rouler le morceau de pâte dans la paume de votre main sur le plan de travail pour former une boule bien lisse et régulière. Cette tension en surface assurera une belle levée et une forme bien ronde à la cuisson. Disposez vos boules de pâte sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé, en veillant à bien les espacer car elles vont encore gonfler. Aplatissez-les très légèrement avec la paume de votre main pour leur donner cette forme de cookie généreux.

6. L’apprêt et la cuisson dorée

Il est temps pour la dernière étape de repos, que l’on nomme *l’apprêt* : c’est la seconde et dernière période de pousse de la pâte, qui se déroule juste avant la cuisson et qui donne au produit son volume final. Couvrez délicatement vos cookioches d’un torchon propre et laissez-les gonfler une nouvelle fois pendant 45 minutes à température ambiante. Pendant ce temps, préchauffez votre four à 180°C (thermostat 6). Une fois que les cookioches sont bien gonflés et rebondis, préparez la dorure. Dans un petit bol, battez le jaune d’œuf avec une cuillère à soupe de lait. À l’aide d’un pinceau de cuisine, badigeonnez très délicatement la surface de chaque cookioche. Cette dorure leur donnera une magnifique couleur brillante et dorée à la cuisson. Enfournez pour environ 12 à 15 minutes. Surveillez bien la coloration. Ils sont prêts lorsqu’ils sont bien dorés et qu’un pic en bois inséré au centre ressort propre. Laissez-les tiédir sur une grille avant de succomber.

Clémentine

Mon astuce de chef

Pour une mie encore plus filante et des arômes plus développés, réalisez une pousse lente. Après la première pousse, dégazez votre pâte, filmez-la au contact et placez-la au réfrigérateur pour toute une nuit. Le lendemain, la pâte froide sera beaucoup plus facile à façonner et vos cookioches n’en seront que meilleurs.
N’hésitez pas à personnaliser vos cookioches. Remplacez les pépites de chocolat noir par du chocolat au lait, du chocolat blanc, des morceaux de caramel, des noix de pécan concassées ou même des pralines roses pour une version lyonnaise très colorée.

L’accord parfait pour un goûter régressif

Ces cookioches appellent des boissons douces et réconfortantes. L’accord le plus évident et le plus délicieux reste un grand verre de lait froid, qui contraste avec le moelleux tiède de la brioche et le fondant du chocolat. Pour une immersion totale dans la gourmandise, un chocolat chaud onctueux et pas trop sucré sera un partenaire de choix. Enfin, pour les adultes, une tasse de thé noir type English Breakfast ou un café latte apportera une légère amertume qui équilibrera parfaitement la douceur de ces bouchées chocolatées.

Le cookioche, une invention gourmande à la croisée des chemins

Le cookioche est une création relativement récente, issue de la tendance des ‘pâtisseries hybrides’ qui a vu naître des merveilles comme le cronut (croissant-donut) ou le brookie (brownie-cookie). Il incarne la fusion parfaite entre deux cultures : la rigueur et la délicatesse de la viennoiserie française, représentée par la brioche, et la gourmandise décomplexée de la pâtisserie américaine, symbolisée par le cookie aux pépites de chocolat. Ce qui le rend si unique, c’est ce jeu de textures fascinant : le croustillant attendu d’un cookie sur les bords, le cœur ultra moelleux et filant d’une brioche, et le fondant intense des pépites de chocolat. C’est une recette qui parle à toutes les générations, un pont gourmand entre tradition et modernité.

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