Jeffrey Cagnes partage sa recette de la pâte à tartiner, ultra rapide et gourmande

Jeffrey Cagnes partage sa recette de la pâte à tartiner, ultra rapide et gourmande

Il existe des plaisirs simples qui nous ramènent instantanément en enfance, et la pâte à tartiner en fait indéniablement partie. Mais oubliez les versions industrielles, souvent trop sucrées et à la composition discutable. Aujourd’hui, nous vous ouvrons les portes de la haute pâtisserie avec une recette qui va révolutionner vos petits-déjeuners et vos goûters. Le chef pâtissier Jeffrey Cagnes, connu pour sa générosité et son talent à sublimer les classiques, nous livre ses secrets pour réaliser une pâte à tartiner maison absolument divine. Une recette ultra rapide, intensément gourmande et bien plus saine, qui transformera votre cuisine en un véritable atelier de chocolatier. Préparez-vous à succomber à une onctuosité et à une saveur de noisette incomparables. En quelques minutes, vous obtiendrez un trésor chocolaté qui fera le bonheur de toute la famille. Alors, enfilez votre tablier, nous allons créer ensemble un pur moment de bonheur à tartiner.

15 minutes

15 minutes

facile

€€

Ingrédients

personnes +

Ustensiles

Préparation

1. La torréfaction, le secret d’un parfum intense

Commencez par préchauffer votre four à 150°C (thermostat 5). Étalez vos noisettes crues sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé, en veillant à ce qu’elles ne se chevauchent pas. Enfournez pour environ 15 minutes. Le but est de les torréfier, c’est-à-dire de les griller légèrement pour que leurs arômes se développent et que leurs huiles naturelles se libèrent. Surveillez bien la cuisson, elles doivent être joliment dorées mais pas brûlées. Une fois sorties du four, laissez-les tiédir quelques instants puis frottez-les dans un torchon propre. La petite peau amère qui les entoure va s’enlever presque toute seule. Ne vous inquiétez pas s’il en reste un peu, cela ajoutera du caractère à votre pâte.

2. La transformation en praliné, le cœur fondant de la recette

Placez vos noisettes torréfiées et tièdes dans la cuve de votre robot mixeur puissant. Ajoutez le sucre glace. Maintenant, armez-vous d’un peu de patience. Mixez à pleine vitesse. Au début, vous obtiendrez une poudre, puis une pâte épaisse et granuleuse. Ne vous arrêtez pas ! Continuez de mixer. La chaleur générée par les lames va faire ressortir l’huile des noisettes, et votre préparation va se liquéfier comme par magie pour devenir un praliné lisse et brillant. Le praliné, c’est tout simplement une pâte obtenue par le broyage de fruits secs torréfiés et de sucre. Cette étape peut prendre 5 à 10 minutes selon la puissance de votre appareil. Faites des pauses régulières pour ne pas faire surchauffer le moteur et pour racler les bords avec votre spatule.

3. La fonte des chocolats, l’âme gourmande

Pendant que le robot travaille, occupez-vous des chocolats. Dans un bol résistant à la chaleur, mélangez les pistoles de chocolat au lait et de chocolat noir. Faites-les fondre très doucement. La méthode la plus sûre est le bain-marie : c’est une technique de cuisson douce où votre bol de chocolat est placé au-dessus d’une casserole d’eau frémissante, sans que le fond du bol ne touche l’eau. La vapeur va faire fondre le chocolat en douceur. Vous pouvez aussi utiliser le micro-ondes, mais procédez par tranches de 30 secondes à faible puissance, en remuant bien entre chaque passage pour ne pas brûler le chocolat. Le mélange doit être parfaitement lisse et homogène.

4. L’assemblage final, la naissance de la magie

Votre praliné est prêt, votre chocolat est fondu. Il est temps de finaliser votre chef-d’œuvre. Versez le chocolat fondu directement dans la cuve du robot, sur le praliné encore tiède. Ajoutez ensuite le lait en poudre, qui apportera une texture crémeuse et un bon goût lacté, l’huile de tournesol pour la fluidité, la pincée de fleur de sel qui agira comme un exhausteur de goût, et la vanille si vous le souhaitez. Mixez une dernière fois pendant une à deux minutes, juste le temps que tous les ingrédients soient parfaitement incorporés et que la pâte soit lisse et soyeuse. Votre pâte à tartiner est prête ! Versez-la immédiatement dans un pot en verre propre et sec. Elle sera assez liquide à ce stade, c’est tout à fait normal. Elle prendra sa texture tartinable définitive en refroidissant à température ambiante.

Clémentine

Mon astuce de chef

Pour une expérience gustative encore plus exceptionnelle, utilisez des noisettes du Piémont AOP. Elles sont réputées pour leur parfum intense et leur saveur délicate qui feront toute la différence. Si vous aimez les textures avec un peu de mâche, vous pouvez réaliser une version ‘crunchy’. Pour cela, il suffit de mixer grossièrement une petite poignée de noisettes torréfiées et de les ajouter à la pâte à la toute fin, en donnant juste un dernier petit coup de mixeur pour les incorporer sans les réduire en poudre.

Un accord tout en douceur

Cette pâte à tartiner, riche et intense, appelle des boissons réconfortantes qui sauront l’accompagner sans l’écraser. Pour un retour en enfance garanti, un grand verre de lait froid, qu’il soit de vache ou végétal, créera un contraste de température et de saveur des plus agréables. Pour les amateurs de boissons chaudes, un cappuccino crémeux ou un café latte dont la mousse de lait viendra caresser le palais sera un compagnon idéal. Enfin, pour les plus gourmands, l’accord ultime reste un chocolat chaud maison, pas trop sucré, qui entrera en résonance avec les notes cacaotées de la pâte pour une expérience chocolatée inoubliable.

L’info en plus

Au-delà de la simple recette, réaliser sa propre pâte à tartiner est un acte presque militant. C’est choisir la qualité des ingrédients, dire non à l’huile de palme et maîtriser la quantité de sucre. Le chef Jeffrey Cagnes, avec sa pâtisserie parisienne qui ne désemplit pas, incarne cette vision d’une gourmandise décomplexée, généreuse et authentique. En partageant cette recette, il ne donne pas seulement une liste d’ingrédients, mais il transmet une philosophie : celle du plaisir de faire soi-même, de comprendre ce que l’on mange et de partager des saveurs vraies. C’est un petit luxe accessible, un savoir-faire que l’on s’approprie pour embellir le quotidien.

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